C’est quoi la plomberie ?
05 Sep 2018

La plomberie, étymologiquement  « travailler le plomb », regroupe plusieurs domaines de compétence, la plomberie sanitaire en fait logiquement partie. Alors, la plomberie c’est quoi exactement ?

 

Plomberie sanitaire et autres domaines

La plomberie rassemble :

  • La zinguerie : tous les éléments qui captent et qui permettent l’évacuation de l’eau. Par exemple : gouttières, toiture, caniveaux…
  • Le chauffage : installation de chauffage, plus particulièrement le chauffage au gaz nécessitant un processus de mise en œuvre précis et des compétences techniques particulières.
  • La plomberie sanitaire : tous les équipements regroupant l’arrivée et l’évacuation de l’eau d’une habitation, mais également la fabrication d’eau chaude et l’installation des sanitaires.

La plomberie sanitaire

La plomberie sanitaire englobe tout le réseau de distribution de l’eau afin de permettre un apport en eau consommable. Ce réseau est compliqué et nécessite plusieurs intervenants et travaux, ce qui va permettre de bénéficier d’une eau propre et saine lorsqu’on ouvre le robinet.
Effectivement, plusieurs éléments sont primordiaux pour garantir une qualité irréprochable de l’eau d’une habitation :

  • Il s’agit de respecter certaines normes : le règlement sanitaire départemental dicte des prescriptions concernant l’hygiène et la salubrité. Le non-respect peut de celles-ci peut donner lieu à des amendes. Chaque département en possède un qui est consultable directement sur internet.
  • La dureté de l’eau c’est-à-dire son taux de calcaire.
  • Le pH de l’eau c’est-à-dire son acidité ou basicité.

Derrière le compteur, le propriétaire du logement est responsable de l’alimentation. Pour que cette alimentation s’opère dans les meilleures conditions, il faut une pression d’eau et un débit régulier.
Si cela n’est pas le cas, il existe des installations servant à réduire ou augmenter la pression :

  • le réducteur de pression : permet de réduire la pression ;
  • le surpresseur : permet de résoudre un problème de pression trop faible.

En fin de chaîne, l’évacuation des eaux usées, qui doit remplir des critères précis concernant le diamètre des tuyaux par rapport aux équipements qui y sont raccordés.
La plomberie c’est en premier lieu tout un réseau d’alimentation et d’évacuation et cela passe par les canalisations.

Composition d’une canalisation

Une canalisation est composée entre autres :

  • De tuyaux : on trouve plusieurs types de tuyaux en matière de plomberie avec leurs avantages et leurs inconvénients.
  • De raccords : chaque type de tuyau possède ses raccords.
  • De joints : leur fonction est d’assurer l’étanchéité des raccords mécaniques. On trouve autant de joints que d’utilisation.
Les différents tuyaux de canalisation

Il existe une multitude de tuyaux de canalisation, avec chacun ses spécificités :

  • Le tuyau en cuivre qui est le plus courant. On le trouve sous deux formes :
    • le cuivre recuit ;
    • le cuivre écroui.
  • Le tuyau PVC : il remplace le plomb, qui est interdit. Le PVC est surtout utilisé pour les évacuations.
  • Le tuyau PER : il tend à remplacer le cuivre et il en existe de plusieurs variétés pour des usages différents.
  • Le tube multicouche : dérivés du tube en PER, il permet une étanchéité idéale mais nécessite des outils spécifiques pour leur installation.
  • La plomberie sans soudure : en PVC surchloré qui ne peut pas être cintré mais qui a malgré tout des usages très intéressants.
  • Le tuyau flexible : pour alimenter et évacuer l’eau dans des endroits pas faciles d’accès.
Les raccords

À chaque type de tuyaux de canalisation correspond un raccord :

  • Le raccord en cuivre : le collet battu est assez aisé à réaliser mais il demande un outillage spécifique.
  • Le raccord en laiton : le raccord classique pour l’arrosage extérieur.
  • Le raccord en PVC : une multitude de raccords traditionnels plus des raccords spécifiques au PVC.
  • Le raccord en PER : exclusivement des raccords spéciaux pour les tuyaux PER, ils sont conçus pour être vissés sur des équipements de distribution sanitaire ou de chauffage.
  • Le raccord rapide ou raccord bicône / américain, à visser pour faciliter le raccord des tuyaux de cuivre.
  • Le raccord à sertir : il exige un outillage spécifique mais offre une bonne rapidité de travail.
L’eau qui sort du robinet
03 Août 2018

En France, l’eau qui coule de nos robinets est le produit d’alimentation le plus surveillé et réglementé.
L’eau du robinet est distribuée dans chaque commune par une régie ou une compagnie. Placée sous la responsabilité du maire de la commune, et de l’Agence régionale de santé (ARS), la qualité de l’eau du robinet est extrêmement surveillée.

 

Néanmoins, les paramètres et critères de qualité de l’eau du robinet que l’on qualifie d’eau potable mettent en présence plusieurs résidus de polluants, pesticides, médicaments et autres bactéries.

Eau potable et/ou de qualité ?

L’eau du robinet  est celle du réseau d’adduction et fait partie du service public de l’eau et est sous la responsabilité du maire de la commune, aussi bien du point de vue de la qualité que de son approvisionnement.
Si l’eau du réseau de distribution est très surveillée, les normes qui lui sont applicables autorisent des quantités de polluants, bactéries et autres substances que personne ne souhaiterait utiliser sur la peau, inhaler sous la douche et encore moins ingérer par la cuisine et la boisson.
La potabilité de l’eau est une notion assez vague. En effet, réglementairement, est qualifiée d’eau potable l’eau dont la consommation par l’humain (à raison de 2 litres par jour durant toute son existence) serait sans risque pour la santé.
Donc l’eau potable peut contenir des produits et substances, mais pas en quantité suffisante pour devenir dangereuse tant qu’on n’excède pas 2 litres quotidiennement.
Sur cette notion d’eau potable, les organismes de santé ont défini 70 critères sanitaires et environnementaux auxquels doit répondre une eau avant de pouvoir être distribuée dans le réseau et sortir de notre robinet.
Ainsi, en plus des minéraux naturellement présents dans l’eau (calcium et magnésium qui forment le calcaire, et donc le tartre), des nitrates, pesticides, métaux lourds, résidus de médicaments, plomb, fluor, bactéries, produits chimiques peuvent être présents dans l’eau distribuée au robinet des habitants tant que les limites de concentration ne sont pas atteints.

Bon à savoir : en cas de dépassement de certains seuils de qualité, il est tout de même possible pour le distributeur d’eau de la délivrer malgré tout aux abonnés comme une eau potable, car il peut obtenir une dérogation pour le faire. Une dérogation n’est pas forcément ponctuelle puisqu’elle peut durer 3 ans et être renouvelée 2 fois (soit 9 ans au total).

Filtrer ou traiter l’eau du robinet ?

Si on désire éviter d’ingérer les produits indésirables présents dans l’eau du robinet, il est possible d’utiliser plusieurs moyens de purification de l’eau, en partant de la filtration qui retient les particules (jusqu’aux molécules en suspension) à des traitements qui modifient les caractéristiques de l’eau du robinet.

La filtration

La filtration peut se faire à plusieurs niveaux selon que l’on utilise de simples filtres (cartouches qui stoppent le calcaire et certains composés grossiers) ou des membranes de nano-filtration qui captent les bactéries agglomérées jusqu’aux virus et molécules indésirables (chlore, fluor, produits chimiques, produits pharmaceutiques…).

Le traitement

Le traitement consiste à modifier la composition de l’eau du robinet, et notamment la dureté de l’eau mais pas uniquement. Parmi les adoucisseurs d’eau (à sel, sans sel, à CO₂…) et les osmoseurs, certains provoquent une réaction physico-chimique qui précipite ou neutralise des produits présents dans l’eau. Généralement, ces appareils s’installent sur la distribution d’eau plutôt qu’en un seul point de tirage.

Compteur d’eau : comment il marche et à quoi sert-il ?
04 Juil 2018

Apparu en France au 19ème siècle, il est aujourd’hui devenu indispensable pour relier les installations de distribution d’eau des particuliers au réseau public. Son installation doit être en conformité avec des normes strictes, et se doit donc d’être effectuée par un plombier certifié afin d’être homologué.

 

Fonctionnement et utilité d’un compteur d’eau

Spécifiquement employé dans le circuit de la distribution d’eau, le compteur d’eau est un appareil de mesure qui calcule la consommation d’eau d’une habitation pendant une période déterminée.

Comment ça marche ?

Le fonctionnement d’un compteur d’eau est relativement basique : Quand l’eau le traverse, elle produit des mouvements qui déclenchent les engrenages du compteur. Ce mouvement entraîne ensuite la rotation des chiffres sur le compteur. Le compteur va alors indiquer la consommation d’eau du foyer en décilitre. Sur la facture, vous verrez votre consommation en mètres cubes, l’unité de mesure pour l’eau en général.
Cette installation est, aujourd’hui obligatoire, lorsque vous désirez raccorder votre habitation au réseau public de distribution d’eau. D’ailleurs, pour que l’installation soit reconnue par l’État, elle doit être réalisée par une entreprise agréée et certifiée.

Une réponse à des années de flous

Si le problème de mesure de la consommation d’eau fut de tout temps un soucis pour les professionnels de la distribution, le compteur d’eau leur a permis de mettre un terme à ces problématiques. Au fil du temps, plusieurs appareils de mesure du volume d’eau consommé par un ménage ont été inventés, mais sans réel succès.
Aujourd’hui grâce à cet appareil, il est plus aisé de dimensionner les équipements tout en contrôlant les éventuelles déperditions d’eau. Le compteur va également servir à un meilleur partage des coûts de distribution et de production.
Depuis les années 1900, plusieurs modèles de compteur ont été essayés comme le compteur de Frager ou celui de Pioz. De nos jours, on trouve 3 principaux modèles de compteurs : le compteur de calories, le compteur volumétrique et le compteur de vitesse ou à turbine. De plus, il existe 2 types de compteurs : le compteur principal raccordé à l’arrivée d’eau qui va mesurer la consommation principale de la maison et le compteur divisionnaire qui lui est destiné à évaluer une consommation particulière (les autres consommations pour les immeubles, la consommation d’une pièce précise, etc.).

Caractéristiques du compteur

À poser en amont sur l’arrivée d’eau du ménage dont on désire mesurer la consommation, le compteur est relié au réseau de distribution par un tuyau. Une vanne destinée à fermer ou à ouvrir l’arrivée d’eau est couplée au compteur afin de couper plus facilement l’alimentation en cas de problèmes et de faciliter le démontage. Pour cela, il est primordial d’installer le robinet tout près du compteur pour optimiser le coupage.
Pour une question de sécurité, les compteurs sont généralement dotés d’un appareil pour réduire la pression. La pression de l’eau étant assez élevée, elle risque d’endommager l’installation ou le réseau. Pour éviter de vous tracasser avec toutes les modalités à respecter, pensez à contacter un professionnel pour assurer l’installation de votre compteur.

Les fonctionnements de chaque type de compteur

Comme il existe trois types de compteurs, chacun dispose d’un fonctionnement qui lui est propre.

  • Le compteur volumétrique contenant un cylindre creux évalue les réseaux à faible débit.
  • Le compteur de calories lui est installé sur une conduite servant à transporter un fluide caloriporteur. Dans la plupart des cas, ce genre d’installation sert à calculer les frais de chauffage d’un établissement qui est équipé d’un chauffage centralisé.
  • Le compteur de vitesse ou à turbine, tourne grâce au liquide et transmet son flux au système de comptage. Il permettra de définir la quantité d’eau consommée par un foyer.

Peu importe le compteur que vous choisirez, confiez l’installation à une entreprise compétente. Elle seule vous garantira un travail de qualité et aux normes.

je désire installer un compteur d'eau
Quelle capacité doit avoir un chauffe-eau
04 Jan 2018

Les besoins en eau chaude diffèrent selon le nombre d’occupants d’un logement. Une famille nécessitera évidemment plus d’eau qu’un couple un une personne célibataire. Il est donc très important d’adapter les capacités de son chauffe-eau afin de maîtriser ses dépenses énergétiques.

 

Vous êtes seul ? Vous vivez en famille ? Combien de personnes ? Combien de douches prenez vous par jour ? D’ailleurs vous êtes plus bain ou douche ?
Voilà le genre de questions qu’il faut se poser avant d’investir dans un chauffe-eau et ainsi cerner vos habitudes en matière de consommation d’eau sanitaire. C’est le point de départ à partir duquel il vous sera possible de choisir la capacité nécessaire de votre chauffe-eau.
En effet, selon votre consommation d’eau, la contenance de votre chauffe-eau pourra être très différente. Une installation de taille réduite ne vous fournira pas le confort nécessaire et un chauffe-eau trop grand consomme trop d’énergie.

Il faut également prendre en compte le point suivant : Pour calculer la taille de votre chauffe-eau, il faut diviser par presque deux votre consommation d’eau chaude. En effet, si vous désirez une température agréable à 40 °, il vous faut la mélanger à de l’eau froide. Sachant que la température en sortie d’appareil est de 60 degrés, donc 1,8 fois plus élevée que la température que vous allez utiliser.

Voici un exemple concret pour vous aider dans vos calculs : 3 douches utilisent 120 litres, 30 lavages de mains : 90 litres, deux vaisselles : 50 litres, 1 bain : 135 litres. La totalité de l’eau utilisée se monte donc à 395 litres. Divisez ce chiffre par 1,8 et vous obtenez la contenance idéale pour le chauffe-eau, soit 219 litres.

Quels critères prendre en compte ?

Pour choisir au plus juste le chauffe-eau correspondant à vos besoins, il convient de définir la température d’eau sanitaire idéale. Elle doit également tenir compte de deux aspects contradictoires.

  • une eau inférieure à 50° pour éviter le calcaire
  • une eau comprise entre 55 et 65° afin d’éviter la légionellose.

Il est également important de tenir compte dans vos calculs, le nombre de pièces du logement ainsi que leur équipement en éviers, bacs de douche, baignoires, lavabos. Il faut aussi inclure les habitudes sanitaires des occupants. Le passage à la douche est-il rapide ou beaucoup plus long ?

Un logement équipé de douche, bain, évier pourra se contenter d’un chauffe-eau de 150 à 200 litres pour 3 personnes. Il est préconisé pour une famille de 5 personnes, de prévoir une cuve de 250 à 300 litres. Une personne seule choisira un appareil de 75 litres environ si son logement comprend deux pièces, il suffira d’environ 50 litres pour un studio ou un F1. Enfin, pour alimenter un seul point d’eau un chauffe-eau instantané fera l’affaire.
Selon les habitudes de chacun, ils peuvent passer du simple au double. Enfin ne négligez pas de calculer la place disponible pour l’appareil. Dans un petit espace un chauffe-eau mural sera parfait.

Et n’oubliez pas, pour terminer, que l’installation du chauffe-eau doit toujours se faire dans un local hors gel. Demandez conseil à un installateur en Alsace agréé, il saura vous conseiller et vous accompagner dans vos travaux.

je désire un chauffe-eau